Les Actualités

Régies de Quartier : le couteau suisse du social?

ASH (Actualités Sociales Hebdomadaires) du 17 février 2012

Les Régies de Quartier n'ont pas qu'un rôle d'insertion socio-professionnelle. Implantées dans les quartiers en difficulté, ces associations de l'économie solidaire participent à la construction d'une citoyenneté urbaine en améliorant le cadre de vie d'un territoire, en proposant des services d'utilité sociale et en tissant du lien.

Pour télécharger l'article entier

50 propositions de la Ligue de l'Enseignement
2012, année citoyenne: La Ligue fait sa campagne  - 50 propositions pour "faire société"

2012 est une année de choix pour les citoyens qui décideront, au travers de deux échéances démocratiques, de l’orientation politique de notre pays pour les années à venir.

Nous serons donc attentifs aux annonces des candidats républicains mais également force de propositions. A l’issue d’une consultation de notre réseau associatif et militant, nous avons élaboré 50 propositions dans les domaines qui nous sont les plus familiers à la fois parce que nous en sommes des acteurs et parce qu’ils font l’objet de notre réflexion constante. Ces propositions seront rendues publiques fin janvier.


Si la France traverse une crise profonde, elle n’est pas fatale. Nous pouvons décider de notre manière de vivre ensemble : valeurs pour fonder la vie commune, emploi et développement économique et social durable, fiscalité et solidarités, place de la France en Europe et dans le monde, droit réel à l’éducation, à la culture et la formation tout au long de la vie, formes de gouvernement et place donnée aux associations et aux habitants dans les politiques publiques, indépendance de la justice et des médias…


Nous faisons le pari que les citoyens aient profondément envie de rendre l’avenir à nouveau possible. Nous souhaitons que 2012 soit une année plus juste et plus solidaire, plus laïque et plus fraternelle. La Ligue et tout son réseau entendent y contribuer.

Pour télécharger les 50 propositions


Pour en savoir plus sur la Ligue de l'Enseignement
www.laligue.org

 

Instruction DGEFP du 16 janvier 2012 relative au conventionnement

Instruction DGEFP du 16 janvier 2012 relative au conventionnement, diffusée aux Direccte.

Elle vise trois objectifs :

• Assouplir le conventionnement en rappelant la possibilité de conclure des accords pluriannuels. Cela doit permettre d’alléger les dialogues de gestion et la charge administrative des services et des structures. Il s’agit d’un engagement de Xavier Bertrand à l’occasion du colloque à l’Assemblée nationale pour les 20 ans du CNIAE le 26 mai 2011.

Renforcer la fiabilité des données sur les sorties dans l’emploi, notamment avec une convention statistique actualisée et les nouveaux outils du système d’information (extranet IAE de l’ASP).

• Reconduire les valeurs de référence de la circulaire de 2008 relative aux nouvelles modalités de conventionnement, dans l’attente des conclusions des réflexions menées sur la mesure de la performance avec les réseaux au niveau national et des diverses évaluations des expérimentations en cours.

Pour télécharger le texte

20 propositions de USGERES

USGERES (Union de Syndicats et Groupements d'Employeurs Représentatifs dans l'Economie Sociale)

Pour télécharger le texte

Circulaire DGEFP relative à la programmation des contrats aidés en 2012

La Circulaire DGEFP n°2011-28 du 19 décembre 2011 relative à la programmation des contrats aidés en 2012

 

Pour télécharger le texte

Première formation des Ambassadrices pour promouvoir le dépistage organisé du cancer du sein

Une première formation proposée par la Convention signée entre le Comité National de Liaison des Régies de Quartier et la Ligue Nationale Contre le Cancer s'est déroulée à Vierzon, les 3 et 4 novembre 2011. L'événement a été couvert par un article du Berry Républicain.

Pour télécharger le texte



Le Docteur Ferrand, directeur de l'ADEMAS 18 était présent, et continuera à soutenir les "Ambassadrices" dans leur action.

Les prochaines formations en Région auront lieu en Bourgogne:

• Autun, les 24 et 25 novembre 2011

• Mâcon, les 15 et 16 décembre 2011

Pour 2012, d'autres actions sont en préparation à Angers, Cenon, Paris, Avignon, etc.

 

Lancement de la Convention de Partenariat avec la Ligue Nationale Contre le Cancer

Le partenariat du Comité National de Liaison des Régies de Quartier (CNLRQ) avec la Ligue Nationale Contre le Cancer (LNCC)

Le 16 septembre s’est tenue à la Fondation MACIF, une réunion d’information sur le partenariat national entre la Ligue Nationale Contre le Cancer et le Comité National de Liaison des Régies de Quartier. La convention signée entre les deux réseaux vise à réduire les inégalités par rapport à la santé dans les quartiers, à installer une veille sanitaire par le biais « d’Ambassadrices » formées par le CNLRQ et la LNCC. Ces « Ambassadrices » peuvent être salariées ou administratrices de la Régie, ou encore habitantes du quartier. Leur rôle est de mettre en place, sous la tutelle d’un(e) référent(e) des liens avec les femmes du quartier pour les sensibiliser, en premier lieu, au dépistage précoce du cancer du sein. Les moyens pour y parvenir peuvent être divers, mais surtout présenter un abord facile pour toutes les femmes ; c’est le but de la formation. Une convention au niveau local sera signée entre les deux partenaires locaux Régies de Quartier ou de Territoire et Comités Départementaux de la Ligue.

 

Pour plus d’informations

Sandrine Cardon : scardon@cnlrq.org

Lettre ouverte par la Fonda : valoriser la capacité citoyenne des quartiers populaires

Fonda – 1er juillet 2010

LETTRE OUVERTE
VALORISER LA CAPACITE CITOYENNE DES QUARTIERS POPULAIRES


Les associations soussignées, acteurs de terrain de la politique de la ville, témoignent de la nécessité d’associer l’énergie et la créativité des populations concernées.

La crise sociale sans précédent que nous traversons jette une lumière crue sur l’aggravation de la relégation sociale d’une partie croissante de la population, sur le fossé qui se creuse, chaque jour plus infranchissable, entre le monde des inclus et celui des exclus. Ceux qui y sont assignés se trouvent non seulement dans l’incapacité d’accéder aux biens et services de l’espace public mais, plus gravement encore, dans l’incapacité de faire valoir leur droit d’y accéder.

Ceux qui se battent à leurs côtés, élus locaux, agents des services publics, associations, manquent de soutien et de reconnaissance de leur travail. Les habitants des quartiers se sentent ainsi délaissés, hors du champ de la représentation, invisibles, mis « hors jeu » de la vie publique, de la citoyenneté. Pas étonnant qu’ils ne croient plus à la capacité des politiques de changer leur situation.

Pourtant malgré le cumul des difficultés, ces quartiers possèdent une richesse humaine et une créativité sociale considérables. Leurs habitants y déploient nombre d’actes de solidarité, d’initiatives civiques et économiques, méconnues et laissées en friches par les politiques publiques.

A l’initiative de Claude Dilain, des maires de banlieue ont exprimé leur colère et alerté « ceux qui ignorent les banlieues ». En appui à ce cri d’alarme nous affirmons que la politique de la ville doit d’abord reposer sur une volonté politique plus affirmée et sur davantage de solidarité nationale, notamment sur le plan financier. Elle a surtout besoin qu’on fasse place à une participation active des populations concernées. Leurs initiatives et leurs associations doivent être sécurisées dans leur rôle de partenaires durables des politiques publiques. Sans la mobilisation de cette ressource, aucune « politique de la ville » ne peut réussir.

Nous devons franchir un pas que la France n’a jamais osé franchir, celui de l’« empowerment » : ouvrir aux habitants de ces quartiers l’accès à la capacité politique pour qu’ils soient les auteurs de la définition de leurs besoins et les coproducteurs des réponses à y apporter pour le développement social de leur territoire. Ne pas les enfermer dans un statut de consommateurs passifs des politiques publiques mais les reconnaître comme citoyens actifs capables de prendre collectivement en main leur propre développement et celui de leur environnement, de porter eux-mêmes leur parole et de conduire leurs projets. Compter sur leurs engagements, leurs convictions, leurs compétences. Bref appuyer cette reconquête de leur dignité civique, de leur pleine citoyenneté, et leur en donner les moyens.

Notre époque ne peut plus se satisfaire de mesures visant à acheter à la marge la paix sociale. C’est notre culture politique qu’il faut faire évoluer et transformer. Nous, acteurs de terrain des politiques de la ville, sommes prêts à relever ce défi.


Comité national de liaison des régies de quartier (CNLRQ)
Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF)
Association des directeurs de plans locaux pour l’insertion et l’emploi (EUROPLIE)
Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée (CNLAPS)
Inter-réseau des professionnels du développement social urbain (IR-DSU)

Contact : Fonda, 18 rue de Varenne 75007 Paris - 01.45.49.06.58
fonda@wanadoo.fr

Lettre à ceux qui ignorent les banlieues

Inquiet de la situation sociale en banlieue, Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, lance une pétition dans le Journal du Dimanche (du samedi 22 mai 2010). Sa lettre a déjà été cosignée par plusieurs maires issus de tous bords politiques.

« Faudra-t-il de nouvelles émeutes pour que les pouvoirs publics s’intéressent à nos villes et à ceux qui y vivent? Il ne s’agit pas seulement de délinquance, des trafics ou de la violence qui seuls parviennent à capter l’attention des médias. Au-delà de l’insécurité, inacceptable, nous subissons, et chaque jour davantage, l’enclavement, le chômage, l’échec scolaire, le mallogement, et une pénurie des services publics. Les habitants souffrent au quotidien, et nourrissent un sentiment d’abandon qu’une grande partie de la société française a du mal à concevoir.

Les taux d’abstention record aux dernières élections dans certains quartiers ne sont d’ailleurs qu’un signe supplémentaire de la défiance des habitants de ces quartiers vis-à-vis de la capacité du politique à changer cette situation.

Les conséquences de cette détresse, associées à la "peur des ghettos", ressenties par ceux qui ne vivent pas en banlieue, ne sont pas que locales. Elles renforcent la fragmentation sociale et urbaine: souhaitons-nous vivre dans une société "balkanisée"? Le sentiment de ne pas vivre "dans le même monde", partagé tant par les habitants des ghettos que par ceux qui y sont extérieurs, met en cause non seulement la cohésion sociale mais aussi notre pacte républicain.

Sans débat, sans même s’en rendre compte, la France est en train de changer de société: la liberté, l’égalité, la fraternité sont menacées au profit de "l’entre-soi" et de l’inégalité.

Les maires de banlieue sont en colère. Ils ne cessent d’interpeller les pouvoirs publics sur ces dangers. En vain. La secrétaire d’Etat en charge de la Politique de la ville elle-même en est réduite à écrire au Premier ministre pour s’inquiéter des retards pris sur la réforme des politiques en faveur des quartiers les plus difficiles.
Cette réforme de la politique de la ville, associée à la réforme territoriale et des finances locales, semble trop technique pour s’imposer politiquement et médiatiquement. Elle est au contraire au coeur de notre projet de société et nous donnera peut-être les outils qui nous permettront de lutter contre les inégalités territoriales et la relégation de catégories entières de population aux marges de la société.

Les élus de banlieue ont fait des propositions, restées aujourd’hui sans réponse. Tant attendue, l’installation prochaine du Conseil national des villes par le Premier ministre doit être l’occasion d’une mobilisation politique réelle en faveur des banlieues les plus difficiles, avant qu’il ne soit trop tard ».

Par Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois, président de l’association Ville et banlieue

La lettre a été cosignée par:
Marie-Hélène Amiable, maire PCF de Bagneux (Hauts-de-Seine)
Catherine Arenou, maire UMP de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines)
François Asensi, maire PCF de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis)
Stéphane Beaudet, maire UMP de Courcouronnes (Essonne)
Henri Bertholet, maire PS de Romans-sur-Isère (Drôme)
Jean-Pierre Blazy, maire PS de Gonesse (Val-d’Oise)
Pierre Bourguignon, maire PS de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime)
Jean Boutry, maire PS de Cran-Gevrier (Haute-Savoie)
Daniel Breuiller, maire Europe Ecologie d’Arcueil (Val-de-Marne)
Damien Carême, maire PS de Grande-Synthe (Nord)
Alain Cazabonne, maire MoDem de Talence (Gironde)
Christophe Chaillou, maire PS de Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret)
Jean-Jacques Chatel, maire PS de Mainvilliers (Eure-et-Loir)
Claude Darciaux, maire PS de Longvic (Côte-d’Or)
Christiane Demontès, maire PS de Saint-Fons (Rhône)
Jean-Luc Deroo, maire PS d’Halluin (Nord)
Yves Durand, maire PS de Lomme (Nord)
Jean Esmonin, maire PS de Chenôve (Côte-d’Or)
Gérard Funès, maire PS de Chilly-Mazarin (Essonne)
Stéphane Gatignon, maire Europe Ecologie de Sevran (Seine-Saint-Denis)
Renaud Gauquelin, maire PS de Rillieux-la-Pape (Rhône)
Bernard Genin, maire PCF de Vaulx-en-Velin (Rhône)
André Gérin, ancien maire PCF de Vénissieux (Rhône)
Dominique Gillot, maire PS d’Eragny-sur-Oise (Val-d’Oise)
Marc Goua, maire PS de Trélazé (Maine-et-Loire)
Gérard Hérault, maire PS de Montgeron (Essonne)
Patrick Jarry, maire PCF de Nanterre (Hauts-de-Seine)
Jean-Pierre Kucheida, maire PS de Liévin (Pas-de-Calais)
Jean-Christophe Lagarde, maire Nouveau Centre de Drancy (Seine-Saint-Denis)
Jean-Yves Le Bouillonnec, maire PS de Cachan (Val-de-Marne)
Gilles Leproust, maire PCF d’Allonnes (Sarthe)
Noël Mamère, maire Verts de Bègles (Gironde)
François Pupponi, maire PS de Sarcelles (Val-d’Oise)
Marjolaine Rauze, maire PCF de Morsang-sur-Orge (Essonne)
Gilbert Roger, maire PS de Bondy (Seine-Saint-Denis)
Jacques Salvator, maire PS d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis)
Gérard Ségura, maire PS d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)
Renzo Sulli, maire PCF d’Echirolles (Isère)
David Thiberge, maire PS de Saint-Jean-de-Braye (Loiret)
Rodolphe Thomas, maire Modem d’Hérouville-Saint-Clair (Calvados)
Jean Touzeau, maire PS de Lormont (Gironde)
Didier Vaillant, maire PS de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise)
Claude Vazquez, maire PCF de Grigny (Essonne)
Dominique Voynet, maire Verts de Montreuil (Seine-Saint-Denis)
Marc Vuillemot, maire PS de La Seyne-sur-Mer (Var)

Retour